Pages

vendredi 19 décembre 2014

La reine mère


Être une bonne mère pour soi…
Au point où j’en suis, je pense que c’est le meilleur conseil qu’on puisse donner à quelqu’un.

Pourquoi ?
Parce qu’ainsi on n’est dépendant de personne ; on n’attend de personne le réconfort, le soin, le respect dont on a besoin pour vivre confortablement, puisqu’on est capable de se le prodiguer à soi-même.
Je vois deux avantages à cela : d’une part on ne met la pression sur personne (et surtout pas sur la personne qui nous accompagne), et d’autre part, vu qu’on n’en a pas BESOIN, on peut accueillir tout cela de l’autre (ou des autres) tranquillement. Ah oui, hein, ouf ! Tu respires, chère lectrice ! Ce n’est pas parce que tu n’as besoin de personne que tu ne peux pas prendre quelqu’un en croupe sur ta Harley… elle est pas belle, la vie ?!

Bon, et alors ?
Voilà, donc, je sais que c’est une bonne chose à faire, et pourtant, j’étais plutôt mal partie pour y arriver.
Primo, je suis une femme.
Et ça, c’est a priori un grand désavantage pour être une bonne mère pour soi. Être une femme, ça aide pour être une mère pour les autres, mais pas pour soi… allez comprendre !
Y aurait-il une info intégrée dans le chromosome X ? Serait-ce une question d’éducation ? Un héritage trans-générationnel ?
A mon avis, c’est au moins les trois, vu à quel point c’est répandu !

Secundo, je suis une mère. Alors là, deuxième mystère ! On pourrait se dire : « au bout de trois, elle devrait savoir s’y prendre avec un quatrième »… alors oui, si ce quatrième était un autre, sans problème !
Mais moi !...

Tertio, je suis une professionnelle de l’accompagnement. Cela signifie que je dédie ma vie (professionnelle) à permettre aux gens qui viennent me voir de vivre plus confortablement la leur. Donc, en théorie, je connais la musique ( !).
Mais en pratique…

Et…
Demain, je pars pour une retraite de quelques jours, recharger mes batteries dans mon lieu-ressource.
Eh bien, voilà que je me surprends, en faisant ma valise à :
-          prévoir une housse de couette toute douce,
-          préparer une bonne soupe de légumes, et aussi quelques friandises,
-          emporter des crayons de couleurs, un livre, un cahier pour écrire,
-          ajouter à ma trousse de toilette une crème pour me masser les pieds,
-          laisser là l’ordinateur, pour être sûre d’être entièrement disponible pour la personne avec qui je vais passer mes jours et mes nuits entiers : moi !

Alors, je me pose la question : serais-je en train de devenir une bonne mère pour moi ?

...
(Et tu ne connais pas la meilleure, ami lecteur ?! Toi aussi, tu peux être une bonne mère pour toi !! Être roi, c'est vraiment magique, non ?!)

mercredi 17 décembre 2014

Que fait une reine quand elle est à la bourre dans ses préparatifs de Noël ?

OK, je vous l’accorde, ces dernières années Noël est souvent tombé le 25 décembre, donc, j’aurais peut-être pu anticiper…
Mais, voilà, je ne sais pas pour vous, mais pour moi, la fin d’année est passée comme un éclair et je me retrouve à la mi-décembre avec pas grand-chose de prêt.
Pour couronner le tout, vu qu’on vient juste de trouver un remplaçant pour notre médecin, parti à la retraite le 31 décembre 2013, on est presque tous tombés malades… ce qui n’a pas franchement arrangé les choses !
Résultat, je me suis vue commencer à paniquer, faire des listes, penser à des trucs à faire le soir en me couchant… bref, je filais un mauvais coton !

Heureusement, mon mantra m’est revenu : « N’oublie jamais que tu portes une couronne. »

 Donc, j’ai décidé que tout ce qui n’aurait pas été fait avant la date butoir n’aurait pas d’importance. En d’autres termes : ON S’EN FOUT !!!!
J’ai décidé que cela m’était égal de passer pour une mauvaise mère, pour une mauvaise fille, pour une mauvaise amie, ou je ne sais quoi d’autre parce que je n’aurai pas TOUS les cadeaux que JE m’étais mis la pression de rassembler pour les autres.
J’ai décidé d’offrir des cadeaux symboliques, du genre réserver une demi-journée pour passer du temps avec une personne qui m’est chère, plutôt que d’acheter un objet dont je ne sais pas s’il plaira. Parce qu’à Noël, ce qui compte, c’est l’amour, pas les cadeaux !

Et là, miracle !!!

C’est comme si, d’un coup, tous les nœuds s’étaient défaits. Les solutions sont tombées du ciel, tout s’est simplifié et je peux enfin rester au lit tranquille pour couver mon petit virus !

Alors, ami lecteur, si au pied de ton sapin tu trouves le souffle doux et chaud d’un baiser, tu sauras que c’est quelqu’un qui t’aime qui te l’a envoyé.
S’il reste un poil de barbe blanc, c’est que le messager a ajouté sa touche personnelle ;-)

mercredi 3 décembre 2014

Que fait une Reine quand elle se prend un râteau ?




photo © Aurélie Baconnet
Non, rassure-toi, ami lecteur, je ne fais pas de jardinage par ce froid de loup ! Le râteau, c’est juste une image.

A force de me défaire de mes vieux manteaux, de mes masques, de mes peurs… j’ai fini par cerner la grosse bêbête qui se cachait derrière tout ça : le rejet.

Je crevais de peur d’être rejetée. Voilà le point où j’en étais rendue.

Du coup, je ne faisais rien, mais alors rien du tout.
Mon ange gardien attendait patiemment, les doigts tambourinant sur le comptoir et les yeux au ciel (il ressemble parfois aux Putti de Raphaël - le peintre, hein, pas l’Archange ;-)).
Et en même temps, que vouliez-vous que je fasse ?
J’allais appeler des gens que je ne connais pas pour leur proposer une conférence ? J’allais envoyer des mails à des inconnus pour leur dire : « voilà le nouveau programme que je propose ! » ?? J’allais démarcher des professionnels avec cette peur-là au ventre ???
Eh ben, non !

Je ne faisais rien. Rien du tout.

A bien y réfléchir, je pense que la vie n’aime pas la stagnation. C’est vrai, quoi ! La vie, c’est le mouvement !
Donc, elle m’a donné une petite pichenette.

Oh, presque rien : le râteau du siècle ! Je me suis faite rejetée par une tempête glaciaire.
En même temps, je l’avais bien cherché, ce rejet, à le craindre autant et dans tous les domaines.

Et vous savez quoi ? J’ai pleuré une demi-heure dans la forêt et ça a été fini.
Je suis toujours vivante. Et sereine.
Et je n’ai plus peur.

Donc, à moi les conférences, les mails,… Le monde entier va savoir que je propose un nouveau programme ! Une grande partie de ce monde s’en contrefout, et cela m’est égal désormais.

Alors, voilà, ma réponse à la question : « Que fait une Reine quand elle se prend un râteau ? » est la suivante : elle le regarde avec bienveillance, elle le remercie de lui avoir permis de se remettre dans sa puissance, elle l’aime.
Oh, ça oui, elle l'aime !