Pages

Affichage des articles dont le libellé est tristesse. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est tristesse. Afficher tous les articles

mercredi 3 décembre 2014

Que fait une Reine quand elle se prend un râteau ?




photo © Aurélie Baconnet
Non, rassure-toi, ami lecteur, je ne fais pas de jardinage par ce froid de loup ! Le râteau, c’est juste une image.

A force de me défaire de mes vieux manteaux, de mes masques, de mes peurs… j’ai fini par cerner la grosse bêbête qui se cachait derrière tout ça : le rejet.

Je crevais de peur d’être rejetée. Voilà le point où j’en étais rendue.

Du coup, je ne faisais rien, mais alors rien du tout.
Mon ange gardien attendait patiemment, les doigts tambourinant sur le comptoir et les yeux au ciel (il ressemble parfois aux Putti de Raphaël - le peintre, hein, pas l’Archange ;-)).
Et en même temps, que vouliez-vous que je fasse ?
J’allais appeler des gens que je ne connais pas pour leur proposer une conférence ? J’allais envoyer des mails à des inconnus pour leur dire : « voilà le nouveau programme que je propose ! » ?? J’allais démarcher des professionnels avec cette peur-là au ventre ???
Eh ben, non !

Je ne faisais rien. Rien du tout.

A bien y réfléchir, je pense que la vie n’aime pas la stagnation. C’est vrai, quoi ! La vie, c’est le mouvement !
Donc, elle m’a donné une petite pichenette.

Oh, presque rien : le râteau du siècle ! Je me suis faite rejetée par une tempête glaciaire.
En même temps, je l’avais bien cherché, ce rejet, à le craindre autant et dans tous les domaines.

Et vous savez quoi ? J’ai pleuré une demi-heure dans la forêt et ça a été fini.
Je suis toujours vivante. Et sereine.
Et je n’ai plus peur.

Donc, à moi les conférences, les mails,… Le monde entier va savoir que je propose un nouveau programme ! Une grande partie de ce monde s’en contrefout, et cela m’est égal désormais.

Alors, voilà, ma réponse à la question : « Que fait une Reine quand elle se prend un râteau ? » est la suivante : elle le regarde avec bienveillance, elle le remercie de lui avoir permis de se remettre dans sa puissance, elle l’aime.
Oh, ça oui, elle l'aime !

lundi 3 novembre 2014

Vivre ses émotions avec son corps : les leçons que j’en ai tirées

Comme je suis (aussi) une mère, j’ai tiré de cette expérience quelques idées d’accompagnement des enfants.
Ma formidable colère, celle que j’ai exprimée avec mes pieds, elle n’a duré que 2 mn. Or, je ne crois pas avoir jamais autorisé un de mes enfants à exprimer sa colère plus de trente secondes… forcément, j’avais tellement peur que ça réveille la mienne !
Quant à la tristesse, j’ai pu mesurer combien il était important de ne pas être consolé. Si quelqu’un m’avait prise dans ses bras, m’avait susurré « chut » à l’oreille, m’avait encouragé, avec bienveillance, à cesser mes pleurs (toutes choses que j’avais tendance à faire avec mes enfants, pas vous ?), je n’aurais pas vidé mon sac. Je n’aurais pas atteint l’état de sérénité et de gratitude, la paix qui a été le grand cadeau de cette expérience.

L’an dernier, en lisant le livret scolaire de mon petit dernier, qui était en première année de maternelle, j’ai vu qu’il y avait une ligne « contrôle ses émotions ».
Une des  « compétences » à acquérir à l’école est le contrôle de ses émotions. Horreur ! Tu m’étonnes qu’on finisse en masse par avaler des antidépresseurs !
Avant de vivre cette expérience, je me disais que ce n’était vraiment pas cool, cette histoire de contrôler ses émotions à l’école, mais que c’était nécessaire pour la bonne marche de la classe. Vous pouvez traduire en adulte et remplacer « école » par « vie quotidienne » ou « travail » et « classe » par « société », ça marche tout pareil.
Résignation…

Aujourd’hui, je pense différemment. Si on autorisait les enfants (ça vaut aussi pour les adultes) à exprimer leurs émotions dans un cadre adapté, je pense que la vie collective serait plus aisée. Sans parler de la vie intérieure de chacun !
Bon, évidemment, emmener la classe hurler à la lune, ce n’est pas forcément simple ! En revanche, il existe des tas de petits exercices de yoga et de qi gong qui permettent de faire circuler tout ça.
Ben oui, pas besoin d’attendre que le vase soit plein pour le vider !

Alors, voilà, aujourd’hui, je choisis de laisser mes enfants exprimer leurs émotions.
Je vous tiens au courant dans quelque temps, d’accord ?

samedi 1 novembre 2014

Vivre ses émotions avec son corps : I did it !

J’ai lu le livre de Tal Schaller, écouté les conférences d’AnaSandrea et Thomas d’Ansembourg, et tout ce que ces gens disent me semblait bien intéressant : vivre ses émotions avec son corps, les ressentir à fond, dans ses muscles, dans ses cellules… pour qu’elles passent. Parce que les émotions sont faites pour ça, pour passer, comme les nuages dans le ciel. Si on les garde à l’intérieur, si on les réprime, c’est comme si on enfermait à l’intérieur de son corps une centrale nucléaire qui grossit à mesure qu’on accumule les émotions non exprimées. Ensuite, si on croise quelqu’un qui l’exprime (un enfant, par exemple), ou si une émotion vient faire déborder le vase… on explose (colère !), ou on implose (dépression). Je suis sûre que vous voyez ce que je veux dire.
                                     
Alors voilà, hier, mon vase était prêt de déborder.
Je savais exactement pourquoi, j’avais bien analysé la situation… mais qu’est-ce que le mental peut faire contre l’énergie extraordinaire de l’émotion.
Eh bien…rien !
Je suis donc allée prendre l’air dans la nature.
D’abord, j’ai ressenti de la colère. Parce que « j’en ai marre de cette situation qui n’avance pas », et « si ça n’avance pas, pourquoi je n’arrive pas à passer à autre chose », et « merde, à la fin, je ne veux plus souffrir comme ça ».
Bon, vous voyez le topo. Une bonne vieille colère comme on les aime. Parce que la vie est "trop inzuste".
Mais jusque-là, cette colère était restée dans le mental.
Alors, comme j’étais toute seule dans la nuit noire, qu’il n’y avait que la lune pour me regarder, et que je me suis dit qu’elle en avait vu d’autres… j’ai décidé de crier ma colère.
J’ai un fils qui fait ça très bien. Je ne sais pas comment il fait, moi, ça m’a fait mal à la gorge.
Bon, chacun son truc, visiblement !
Alors, ce qui est venu, d’un coup, c’est l’envie de taper des pieds. Et là, miracle ! J’ai senti une énergie formidable fourmiller dans mes pieds, monter dans les jambes, traverser tout mon corps, sortir par mes mains. Et tout ça circulait à toute allure. Je ressentais physiquement cette énergie extraordinaire de la colère, cette énergie qui est celle du printemps, une formidable énergie de vie. Et là, je vous le dis, j’ai compris pourquoi il valait mieux qu’elle circule !

Une fois la colère évacuée, une autre émotion est venue, qui était cachée derrière, et dont je n’avais pas conscience (mon mental chéri !).
Une immense tristesse.
Tant que j’y étais, à vivre cette expérience, je l’ai laissée s’exprimer aussi. A gros sanglots. Je dirais, comme une enfant. Parce que je ne crois pas m’être autorisée, depuis que je suis adulte, à pleurer de cette façon plus d’une ou deux fois.
Alors là, c’est sorti de loin : le rejet, l’abandon, et tutti quanti. Nous avons chacun nos blessures, Lise Bourbeau explique ça très bien, et quand elle dit que nous nous sommes incarnés pour apprendre à les transmuter en amour, je vois très bien ce qu’elle veut dire, je suis en plein dedans !

Bref, j’en étais là, à exprimer ma tristesse de tout mon corps, quand une phrase est venue. Une phrase toute simple, que j’ai prononcée à l’insu de mon mental, sans réfléchir. Et là, miracle (encore !) : la tristesse s’est envolée d’un coup, balayée par une immense sérénité.
Comment une émotion si forte peut s’arrêter d’un coup, j’en suis restée baba !
Et la cerise sur le gâteau, c’est que cette phrase m’expliquait tout le pourquoi de ma situation actuelle, celle qui m’avait amenée à vivre la colère du début.

J’ai fini mon petit tour tranquille, à la lumière de la lune, emplie d’un immense sentiment de gratitude.
Et j’ai pu retourner à la vie sociale.

vendredi 22 novembre 2013

Bonjour. Au revoir. Je t'aime

Ce message parle de fausse couche. Si le sujet vous gêne, n'allez pas plus loin.

Il y a deux ans, j'ai appris que j'étais enceinte, puis que la grossesse s'était arrêtée.
Sur le moment, il a fallu gérer le corps, les hormones, les émotions. J'ai été bien accompagnée par la sage-femme et par mon médecin homéopathe. Et avec trois enfants, la musique, un nouveau travail… la vie continue.
Deux ans plus tard, voilà que cet événement presque oublié a refait surface.
Des culpabilités, notamment celle de ne pas avoir mené cette grossesse à terme, des rancœurs, de la tristesse, que je n'avais pas exprimée alors. Un travail sur moi m'a finalement permis l'acceptation, car, même si cela me concerne, ce n'est pas moi qui décide de ce genre de choses.
Je sais maintenant que j'ai quatre enfants, trois bien vivants, et un que j'aime de loin, car il n'avait besoin de rester que quelques semaines avec nous. Je suis heureuse de lui avoir permis de le faire.

mercredi 25 septembre 2013

Les poumons (2/3)

Quelques précisions à propos du questionnaire précédent :
1 - la peau : à chaque élément, donc à chaque saison, correspond un organe des sens. En automne, c'est la peau. Le plus grand organe de notre corps constitue notre enveloppe et notre protection face au monde extérieur.
2 - allergies : les allergies respiratoires et de peau ont un lien avec l'élément Métal, et par-là même avec le méridien du poumon.
3 - tristesse : l'émotion liée à l'automne est la tristesse. Si vous avez des raisons d'être triste, c'est une émotion que vous pouvez vivre pleinement, afin qu'elle passe. Pleurer libère. En revanche, si vous vous sentez triste, déprimé ou nostalgique, n'hésitez pas à vous tourner vers un praticien de shiatsu. Le travail sur les méridiens harmonise le fonctionnement des organes et des émotions associées, car tout est lié.

jeudi 5 septembre 2013

L'automne énergétique (3/3)

Une jolie phrase à propos de l'émotion de saison, la tristesse :
"L'âme n'aurait pas d'arc-en-ciel si les yeux n'avaient pas de larmes" (John Vance Cheney).

lundi 2 septembre 2013

L'automne énergétique (1/3)

Depuis une quinzaine de jours, nous sommes dans l'automne énergétique. Cette saison durera jusqu'au début du mois de novembre.
L'élément à l'honneur en ce moment est le Métal. S'il est en excès chez vous, cela peut vous donner un comportement tranchant avec les autres. Cela peut vous rendre triste aussi, vous donner envie de pleurer pour un oui ou pour un non.

Si c'est le cas, vous ressentirez une amélioration en "chouchoutant" les organes correspondant à l'énergie du Métal. Ce sont les poumons, le gros intestin, la peau et les poils. Bref, les parties de notre corps qui sont en contact avec l'extérieur.
Vos poumons se porteront mieux si vous prenez régulièrement un bol d'air (les soirées sont encore douces et il est possible que vous trouviez aux rues de votre quartier un air de vacances, après dîner).