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mardi 4 août 2015

Qui peut me faire un shiatsu ?



En ce moment, j’aurais bien besoin d’un shiatsu. :-)

Comment je le sais ?
Eh bien… je dors bien. Je digère bien. Pas de problème de transit.
Je ne me sens ni stressée, ni angoissée.

Bon, alors, comment je le sais ?
Eh bien, depuis quelques jours, des acupuncteurs activent certains de mes méridiens, harmonisent la circulation dans d’autres, appellent l’énergie à des endroits où elle manque.
Leur piqûre est indolore. Merci !

Et elle me fait prendre conscience - parce que je sais sur quel méridien ils piquent ;-) - des déséquilibres énergétiques qui existent en ce moment dans mon corps. La VB (vésicule biliaire) ? Ah oui, c’est vrai j’ai quelques choix délicats à faire en ce moment… Merci !

Mais quand même !
Je préfèrerais qu’on me fasse un shiatsu plutôt que d’être bouffée par les moustiques !!!!!!
Merci !

mercredi 21 janvier 2015

Shiatsu mode d'emploi


La base théorique du shiatsu est celle de la médecine traditionnelle chinoise : l’énergie circule dans les méridiens. Comme toute circulation, celle de l’énergie n’est pas toujours fluide. Le principe du shiatsu est donc, par des pressions douces le long des méridiens (essentiellement sur les bras et les jambes, parfois aussi sur le ventre et le dos), de redonner de la fluidité à cette circulation vitale. Le but étant de remettre le corps sur le chemin de son fonctionnement optimal, d’activer ses capacités d’auto guérison.




Qu’est-ce qui fait que la circulation n’est pas fluide ?
Des causes extérieures, bien sûr : une baisse de la température, une exposition malencontreuse à la climatisation, l’ingestion d’un aliment mal supporté…
Dans 5 % des cas !
La plupart du temps, donc, les causes sont internes, c’est-à-dire émotionnelles.
Une émotion non exprimée, non vécue dans le corps, viendra « encrasser » l’énergie de l’organe correspondant (le foie dans le cas de la colère, le rein dans le cas de la peur, je ne vous fais pas de dessin pour l’estomac, etc.). La conséquence directe est une perturbation subtile de la circulation énergétique.

Quelles sont les conséquences d’une circulation disharmonieuse ?
Tout cela « encrasse » donc d’abord l’énergie de l’organe, puis, à force de répétition, la perturbation s’ancre dans la matière et atteint la physiologie (le fonctionnement de l’organe). Résultat, on digère moins bien, on a mal au dos, on se réveille fatigué le matin…
L’énergie circulant dans le corps d’un organe à l’autre, les déséquilibres se répercutent.
Heureusement…

Zorro est arrivé !
Non, c’est une blague, c’est juste que là, je vous sentais un peu déprimé(e) !
Le but d’une séance de shiatsu est donc de rééquilibrer la circulation de l’énergie dans le corps. Et la règle est simple et logique :
- si le déséquilibre est récent et peu important, une séance peut suffire. C’est pour cette raison que le shiatsu est si efficace sur les enfants. Je vous assure que, chez moi, je fais des miracles quasi hebdomadaires (nous sommes nombreux à la maison !) sur des constipations, des envies de vomir ou des migraines,
- si le déséquilibre est ancien, installé, il y a des chances qu’il soit la conséquence d’une cascade d’autres et là… comment vous dire… avec une séance, on peut régler le dernier en date. Mais les autres ?
Voilà pourquoi la médecine traditionnelle chinoise est basée sur la prévention : vérifier régulièrement l’harmonie dans le corps, afin d’éviter les dérèglements.
Je sais qu’en Occident, on attend en général d’être malade pour se préoccuper de sa santé.
Je ne vous jette pas la pierre, et pour cause : j’attends toujours d’avoir une migraine avant de travailler mon méridien de la vésicule biliaire ! (C’est celui qui suit la couture de votre pantalon, sur l’extérieur de la cuisse… Aïe ! Vous avez compris pourquoi ?)

Installer un cercle vertueux
Néanmoins, plus je pratique le shiatsu et plus j’ai conscience de ce fonctionnement :
- une séance remonte le taux d’énergie de la personne,
- à la fin de la séance, la personne se sent détendue,
- dans les jours qui suivent, la personne se sent plus en forme,
- dans les semaines qui suivent, les bienfaits de la séance sont oubliés.
C’est un peu comme si vous vouliez démarrer à vélo en donnant un seul coup de pédale.

Lorsque les séances sont espacées de deux ou trois semaines, l’effet « booster » n’a pas le temps de se dissiper complètement, le taux d’énergie de la personne est moins bas et remonte plus vite et plus haut. Je vous laisse  imaginer les conséquences sur son moral, sur sa vitalité, sur son quotidien.
C’est ce qu’on appelle installer un cercle vertueux.

Après, c’est comme quand on fait du vélo. Pour se mettre en route, quelques coups de pédales suffisent, le temps de se mettre dans la pente. Puis, de temps en temps, un petit coup pour redonner de la vitesse.

Pour vous encourager à prendre soin de vous, je vous ai concocté des forfaits :-). C’est par ici !

samedi 1 novembre 2014

Vivre ses émotions avec son corps : I did it !

J’ai lu le livre de Tal Schaller, écouté les conférences d’AnaSandrea et Thomas d’Ansembourg, et tout ce que ces gens disent me semblait bien intéressant : vivre ses émotions avec son corps, les ressentir à fond, dans ses muscles, dans ses cellules… pour qu’elles passent. Parce que les émotions sont faites pour ça, pour passer, comme les nuages dans le ciel. Si on les garde à l’intérieur, si on les réprime, c’est comme si on enfermait à l’intérieur de son corps une centrale nucléaire qui grossit à mesure qu’on accumule les émotions non exprimées. Ensuite, si on croise quelqu’un qui l’exprime (un enfant, par exemple), ou si une émotion vient faire déborder le vase… on explose (colère !), ou on implose (dépression). Je suis sûre que vous voyez ce que je veux dire.
                                     
Alors voilà, hier, mon vase était prêt de déborder.
Je savais exactement pourquoi, j’avais bien analysé la situation… mais qu’est-ce que le mental peut faire contre l’énergie extraordinaire de l’émotion.
Eh bien…rien !
Je suis donc allée prendre l’air dans la nature.
D’abord, j’ai ressenti de la colère. Parce que « j’en ai marre de cette situation qui n’avance pas », et « si ça n’avance pas, pourquoi je n’arrive pas à passer à autre chose », et « merde, à la fin, je ne veux plus souffrir comme ça ».
Bon, vous voyez le topo. Une bonne vieille colère comme on les aime. Parce que la vie est "trop inzuste".
Mais jusque-là, cette colère était restée dans le mental.
Alors, comme j’étais toute seule dans la nuit noire, qu’il n’y avait que la lune pour me regarder, et que je me suis dit qu’elle en avait vu d’autres… j’ai décidé de crier ma colère.
J’ai un fils qui fait ça très bien. Je ne sais pas comment il fait, moi, ça m’a fait mal à la gorge.
Bon, chacun son truc, visiblement !
Alors, ce qui est venu, d’un coup, c’est l’envie de taper des pieds. Et là, miracle ! J’ai senti une énergie formidable fourmiller dans mes pieds, monter dans les jambes, traverser tout mon corps, sortir par mes mains. Et tout ça circulait à toute allure. Je ressentais physiquement cette énergie extraordinaire de la colère, cette énergie qui est celle du printemps, une formidable énergie de vie. Et là, je vous le dis, j’ai compris pourquoi il valait mieux qu’elle circule !

Une fois la colère évacuée, une autre émotion est venue, qui était cachée derrière, et dont je n’avais pas conscience (mon mental chéri !).
Une immense tristesse.
Tant que j’y étais, à vivre cette expérience, je l’ai laissée s’exprimer aussi. A gros sanglots. Je dirais, comme une enfant. Parce que je ne crois pas m’être autorisée, depuis que je suis adulte, à pleurer de cette façon plus d’une ou deux fois.
Alors là, c’est sorti de loin : le rejet, l’abandon, et tutti quanti. Nous avons chacun nos blessures, Lise Bourbeau explique ça très bien, et quand elle dit que nous nous sommes incarnés pour apprendre à les transmuter en amour, je vois très bien ce qu’elle veut dire, je suis en plein dedans !

Bref, j’en étais là, à exprimer ma tristesse de tout mon corps, quand une phrase est venue. Une phrase toute simple, que j’ai prononcée à l’insu de mon mental, sans réfléchir. Et là, miracle (encore !) : la tristesse s’est envolée d’un coup, balayée par une immense sérénité.
Comment une émotion si forte peut s’arrêter d’un coup, j’en suis restée baba !
Et la cerise sur le gâteau, c’est que cette phrase m’expliquait tout le pourquoi de ma situation actuelle, celle qui m’avait amenée à vivre la colère du début.

J’ai fini mon petit tour tranquille, à la lumière de la lune, emplie d’un immense sentiment de gratitude.
Et j’ai pu retourner à la vie sociale.

samedi 15 mars 2014

Un certain lieu

Il y a un lieu dans ma vie en ce moment qui m'attire.
A plusieurs reprises, chaque jour, je ressens un désir ardent de m'y rendre.
Pour l'admirer dans toute sa plénitude.
Pour me lover dans sa fraîcheur accueillante.
Pour m'épanouir dans sa vibration.

Personnellement, c'est la première fois que cela m'arrive. Je me pose donc toutes sortes de questions.
Qu'est-ce qui m'attire exactement ? Est-ce que c'est le bâtiment, ce qu'il représente (il s'agit d'un lieu consacré) ou l'énergie de la Terre à cet endroit ?
Qu'est-ce qui résonne à ce point chez moi ? Est-ce le passé ? Est-ce que j'ai déjà vécu à cette place ? Est-ce l'énergie qu'elle représente en ce moment ? Est-ce un développement énergétique à venir ?
Qu'est-ce que j'ai à y faire ? Y planter ma tente trois jours ? M'y installer pour la voir à chaque heure du jour tout le restant de ma vie ?

Rien d'angoissant dans ces questions, car les réponses m'arrivent petit à petit, au fur et à mesure que je cultive mon jardin. Mais, quand même, j'aimerais bien avoir votre avis. Avez-vous déjà vécu une expérience comme celle-ci ? Avez-vous pu la partager ? Qu'est-ce que cela vous a apporté ?

Allez ! Au cas où vous ne la connaîtriez pas déjà, je vous la montre :

photo © Aurélie Baconnet

Ne la trouvez-vous pas belle et sensuelle ?!

lundi 18 novembre 2013

L'hiver (3/3)

Un capital santé
En médecine traditionnelle chinoise, on considère que les reins abritent l'énergie ancestrale d'une personne. Cette énergie, on la reçoit de ses parents, lors de la conception, et elle n'est pas renouvelable. On dispose d'un "capital" unique et personnel, à entretenir comme bon nous semble.
Cet état de fait m'amène deux réflexions :
- d'une part, prenez soin de vous
- d'autre part, si vous envisagez d'avoir un enfant (que vous soyez un homme ou une femme, vous participez sur ce plan-là à égalité), mettez toutes les chances de son côté en prenant doublement soin de vous.

vendredi 30 août 2013

Partage (3)

Il existe une autre échelle de partage de son énergie lorsque l'on est musicien. C'est le concert.
Tant que l'on est petit et inconscient, tout va bien.
A partir du moment où l'on est assez grand pour se rendre compte de ce que l'on croit faire, le trac arrive. Mais que croit-on faire ? se soumettre au jugement des autres, ceux qui vous écoutent passivement.
Or, je ne pense pas que cela soit la vérité.
Le travail énergétique m'a appris à vivre le concert comme un partage. Partage de sons*, d'émotions et d'énergie avec le public.
Que l'on joue devant un public restreint ou un stade comble, on ressent (consciemment ou non) cet échange d'énergie, et n'importe quel homme de scène (comédien, danseur, orateur) vous confirmera que le public fait en plus grande partie qu'on ne pense la "qualité" d'une soirée.

* Cher public, vous seriez étonné de savoir quelle attention les musiciens (qu'en toute innocence vous êtes venus écouter) prêtent à tous les sons que vous produisez… et comment ils les interprètent, dès qu'ils ne sont plus "alignés".

jeudi 29 août 2013

Partage (2)

J'étais enfant lorsque j'ai commencé à étudier la musique.
Je n'ai jamais aimé travailler mon instrument. Heureusement, j'avais choisi la flûte traversière (Ami lecteur, s'il y a un jeune flûtiste dans ton entourage, ne rapporte pas inconsidérément cette plaisanterie pour initiés à ses innocentes oreilles, car il pourrait la prendre pour argent comptant - d'aucun pourrait même dire qu'il n'aurait pas choisi la flûte par hasard !).

Heureusement (encore ! s'il existait, on pourrait presque penser que le hasard fait décidément bien les choses), mon professeur m'a tout de suite fait jouer avec d'autres musiciens. Et j'ai beaucoup aimé cela.
C'est dans ce partage que s'est révélée pour moi la joie de la musique.

Écoute mutuelle, regards complices, énergie partagée.
La vraie vie, quoi !

mercredi 28 août 2013

Partage

Aujourd'hui, j'ai pris conscience que, pour moi, le partage était très important.
Voici l'événement qui a tout déclenché : hier, j'ai pris le temps d'admirer la fin du jour auprès d'une très vieille dame qui fêtera bientôt ses 900 ans. C'était un très beau moment.
Je pourrais vous décrire les magnifiques roses qui ont teinté la pierre et les nuages, sur le bleu du ciel. Vous pourriez les imaginer, si vous déjà assisté à un coucher de soleil en lui tournant le dos (essayez la prochaine fois !).
Mais comment vous faire sentir cette odeur de terre labourée, d'humidité, ce mélange de fraîcheur du soir et de souvenir de la chaleur de la journée ? C'est déjà plus subtil.
Quant à l'énergie qui se dégage de cette œuvre monumentale, cette présence dans laquelle se rejoignent l'immédiat et l'éternité… Comment vous faire sentir cela ?
C'était un très beau moment.
Il aurait été tellement plus beau dans le partage.

Et vous, appréciez-vous mieux les choses seul ou dans le partage ?

A l'attention des curieux, un portrait de la dame en question :

photo © Aurélie Baconnet