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jeudi 20 novembre 2014

« Je suis la reine du mooooooonde ! »

Voilà l’état dans lequel je me suis retrouvée samedi matin, au moment de partir pour mon concert dans l’Yonne.
Flash-back.

Il y a quelque temps, je me suis rendue compte qu’un phare de la voiture ne fonctionnait plus. J’ai râlé, un peu, parce qu’on les a changé il y a moins d’un an, et que, en fait, ça fait trois fois qu’on les change sur cette voiture, et que, flûte (enfin, dans ma tête, je pense avec des gros mots, mais ici, j’épargne tes chastes oreilles, ami lecteur), je n’ai pas envie de dépenser des sous pour un truc qui est censé fonctionner plus longtemps, non ?! Etc, etc.
Bref, ça a duré un peu. Autour de chez moi, les routes sont éclairées, et puis, je ne sors pas si souvent que ça le soir, et puis, si la police m’arrête, je leur dirai que je ne m’en étais pas rendue compte… Oui, je l’assume, je filais un mauvais coton !
Mais mince, est-ce qu’une reine est censée se préoccuper de ce genre de chose ??!!

Alors, je décide que je le vaux bien et je vais au garage. Le gars me demande de lui laisser la voiture deux heures. Ben bien sûr !
Je finis par acheter l’ampoule et la laisser traîner sur le tableau de bord… On ne sait jamais, des fois qu’elle se changerait toute seule.
Parce que, vous comprenez, j’ai un concert samedi, et changer une ampoule de phare, ça fait mal aux doigts, et si je me blessais, et puis en plus, il pleut, ah et puis maintenant, il fait nuit et pis la neige elle est trop molle pour moi !!!!

Bref, arrive samedi matin. Et la perspective d’un long trajet en voiture, sur l’autoroute, et un retour de nuit. Le dernier moment pour changer l’ampoule, quoi !
Alors je prépare toutes mes affaires, mon pique-nique… je tourne, je vire, j’enrage dans ma voie sans issue.
Et là, j’ai appliqué à la lettre la transmutation de cette formidable énergie qu’est la colère. En deux minutes et sans même jeter un œil au mode d’emploi, j’ai changé l’ampoule du phare. Sans me blesser et presque sans me faire mal aux doigts.

Et voilà comment je me suis sentie « la reine du moooooooooonde ». Là, je me suis sentie dans ma puissance, avec une force inégalée. Et dans une joie !!! J’en riais d’aise (c’est une expression qui m'avait plu quand je l’avais lue ; la ressentir, c’est encore mieux !).
J’ai passé une journée juste extra-ordinaire.



Depuis samedi, j’ai fait d’autres choses que j’appréhendais encore davantage que de changer cette ampoule (oui, j’ai l’air de vous raconter ma vie, ici, mais ce ne sont que des morceaux choisis ! Ah ah ah !). Eh bien, le croiriez-vous, la joie engendrée par le résultat est toujours à la hauteur de la peur qui nous freine à y aller.

C’est vous dire à quel point elle est belle, la vie qui nous attend, mes chers rois et reines !

lundi 3 novembre 2014

Vivre ses émotions avec son corps : les leçons que j’en ai tirées

Comme je suis (aussi) une mère, j’ai tiré de cette expérience quelques idées d’accompagnement des enfants.
Ma formidable colère, celle que j’ai exprimée avec mes pieds, elle n’a duré que 2 mn. Or, je ne crois pas avoir jamais autorisé un de mes enfants à exprimer sa colère plus de trente secondes… forcément, j’avais tellement peur que ça réveille la mienne !
Quant à la tristesse, j’ai pu mesurer combien il était important de ne pas être consolé. Si quelqu’un m’avait prise dans ses bras, m’avait susurré « chut » à l’oreille, m’avait encouragé, avec bienveillance, à cesser mes pleurs (toutes choses que j’avais tendance à faire avec mes enfants, pas vous ?), je n’aurais pas vidé mon sac. Je n’aurais pas atteint l’état de sérénité et de gratitude, la paix qui a été le grand cadeau de cette expérience.

L’an dernier, en lisant le livret scolaire de mon petit dernier, qui était en première année de maternelle, j’ai vu qu’il y avait une ligne « contrôle ses émotions ».
Une des  « compétences » à acquérir à l’école est le contrôle de ses émotions. Horreur ! Tu m’étonnes qu’on finisse en masse par avaler des antidépresseurs !
Avant de vivre cette expérience, je me disais que ce n’était vraiment pas cool, cette histoire de contrôler ses émotions à l’école, mais que c’était nécessaire pour la bonne marche de la classe. Vous pouvez traduire en adulte et remplacer « école » par « vie quotidienne » ou « travail » et « classe » par « société », ça marche tout pareil.
Résignation…

Aujourd’hui, je pense différemment. Si on autorisait les enfants (ça vaut aussi pour les adultes) à exprimer leurs émotions dans un cadre adapté, je pense que la vie collective serait plus aisée. Sans parler de la vie intérieure de chacun !
Bon, évidemment, emmener la classe hurler à la lune, ce n’est pas forcément simple ! En revanche, il existe des tas de petits exercices de yoga et de qi gong qui permettent de faire circuler tout ça.
Ben oui, pas besoin d’attendre que le vase soit plein pour le vider !

Alors, voilà, aujourd’hui, je choisis de laisser mes enfants exprimer leurs émotions.
Je vous tiens au courant dans quelque temps, d’accord ?

samedi 1 novembre 2014

Vivre ses émotions avec son corps : I did it !

J’ai lu le livre de Tal Schaller, écouté les conférences d’AnaSandrea et Thomas d’Ansembourg, et tout ce que ces gens disent me semblait bien intéressant : vivre ses émotions avec son corps, les ressentir à fond, dans ses muscles, dans ses cellules… pour qu’elles passent. Parce que les émotions sont faites pour ça, pour passer, comme les nuages dans le ciel. Si on les garde à l’intérieur, si on les réprime, c’est comme si on enfermait à l’intérieur de son corps une centrale nucléaire qui grossit à mesure qu’on accumule les émotions non exprimées. Ensuite, si on croise quelqu’un qui l’exprime (un enfant, par exemple), ou si une émotion vient faire déborder le vase… on explose (colère !), ou on implose (dépression). Je suis sûre que vous voyez ce que je veux dire.
                                     
Alors voilà, hier, mon vase était prêt de déborder.
Je savais exactement pourquoi, j’avais bien analysé la situation… mais qu’est-ce que le mental peut faire contre l’énergie extraordinaire de l’émotion.
Eh bien…rien !
Je suis donc allée prendre l’air dans la nature.
D’abord, j’ai ressenti de la colère. Parce que « j’en ai marre de cette situation qui n’avance pas », et « si ça n’avance pas, pourquoi je n’arrive pas à passer à autre chose », et « merde, à la fin, je ne veux plus souffrir comme ça ».
Bon, vous voyez le topo. Une bonne vieille colère comme on les aime. Parce que la vie est "trop inzuste".
Mais jusque-là, cette colère était restée dans le mental.
Alors, comme j’étais toute seule dans la nuit noire, qu’il n’y avait que la lune pour me regarder, et que je me suis dit qu’elle en avait vu d’autres… j’ai décidé de crier ma colère.
J’ai un fils qui fait ça très bien. Je ne sais pas comment il fait, moi, ça m’a fait mal à la gorge.
Bon, chacun son truc, visiblement !
Alors, ce qui est venu, d’un coup, c’est l’envie de taper des pieds. Et là, miracle ! J’ai senti une énergie formidable fourmiller dans mes pieds, monter dans les jambes, traverser tout mon corps, sortir par mes mains. Et tout ça circulait à toute allure. Je ressentais physiquement cette énergie extraordinaire de la colère, cette énergie qui est celle du printemps, une formidable énergie de vie. Et là, je vous le dis, j’ai compris pourquoi il valait mieux qu’elle circule !

Une fois la colère évacuée, une autre émotion est venue, qui était cachée derrière, et dont je n’avais pas conscience (mon mental chéri !).
Une immense tristesse.
Tant que j’y étais, à vivre cette expérience, je l’ai laissée s’exprimer aussi. A gros sanglots. Je dirais, comme une enfant. Parce que je ne crois pas m’être autorisée, depuis que je suis adulte, à pleurer de cette façon plus d’une ou deux fois.
Alors là, c’est sorti de loin : le rejet, l’abandon, et tutti quanti. Nous avons chacun nos blessures, Lise Bourbeau explique ça très bien, et quand elle dit que nous nous sommes incarnés pour apprendre à les transmuter en amour, je vois très bien ce qu’elle veut dire, je suis en plein dedans !

Bref, j’en étais là, à exprimer ma tristesse de tout mon corps, quand une phrase est venue. Une phrase toute simple, que j’ai prononcée à l’insu de mon mental, sans réfléchir. Et là, miracle (encore !) : la tristesse s’est envolée d’un coup, balayée par une immense sérénité.
Comment une émotion si forte peut s’arrêter d’un coup, j’en suis restée baba !
Et la cerise sur le gâteau, c’est que cette phrase m’expliquait tout le pourquoi de ma situation actuelle, celle qui m’avait amenée à vivre la colère du début.

J’ai fini mon petit tour tranquille, à la lumière de la lune, emplie d’un immense sentiment de gratitude.
Et j’ai pu retourner à la vie sociale.

jeudi 20 février 2014

La colère (2/2)

La colère est mal vue dans notre société. Souvent, on nous a appris à la contenir, dès l'enfance. Et, à votre avis, elle fait quoi quand elle est contenue à l'intérieur ? Elle bout ! Et, à un moment, souvent quand on s'y attend le moins, elle explose !
Alors, entendons-nous bien, ami lecteur, je ne te conseille pas d'aller casser la figure au moindre gars qui ne te laisse pas la priorité. Mais, juste, de regarder ta colère passer, de la reconnaître, de taper du pied par terre, de crier un bon coup (mais sans crier sur personne) si ça te fait du bien. Un truc qui marche très bien aussi : une main sur le front, une main derrière la tête et tu respires pendant quelques minutes.

La colère est une émotion d'une rare puissance. Il n'y a que la joie pour la surpasser dans ce domaine. C'est vraiment dommage de garder toute cette énergie contenue en soi, ou de la déverser avec violence vers les autres, alors qu'on pourrait la mettre avec beaucoup de bénéfice au service de notre créativité.

mercredi 19 février 2014

La colère (1/2)

En médecine traditionnelle chinoise, chaque saison est associée à une émotion. Pour la saison qui nous concerne aujourd'hui, le Printemps, il s'agit d'une belle émotion : la colère.
Oui, vous avez bien lu, j'ai écrit : "belle émotion".
Imaginez que vous êtes en train de vous noyer dans une piscine. Comment qualifieriez-vous le coup de pied qui va vous permettre de sortir enfin la tête de l'eau ? Bon, d'accord, je change mon texte et j'écris : "une magnifique émotion : la colère". C'est mieux comme ça ?!

En énergétique chinoise, l'hiver est associé à l'eau, noire et profonde, et à la peur. L'énergie yang du printemps, associée à la colère, permet de sortir de cette peur… pour aller vers la joie (l'été). C'est cette énergie phénoménale qui permet aux plantes de sortir de l'hibernation, de traverser plusieurs centimètres de terre pour nous offrir leurs belles couleurs. Heureusement qu'elle existe, non ?!

Alors, pensez-y la prochaine fois que vous vous mettrez en colère ! Voyez de quelle piscine vous vous sortez, grâce à ce coup de pied salvateur. Et remerciez-vous !



photo © Aurélie Baconnet

mardi 18 février 2014

Le Foie

L'organe à l'honneur au printemps est le Foie.
Vous retrouverez ici les articles que je lui ai consacrés l'an dernier. Ils sont toujours d'actualité.
J'y ajouterais cette année une remarque sur la chronobiologie circadienne. En effet, selon la médecine traditionnelle chinoise, la circulation de l'énergie est plus importante dans chaque méridien deux heures par jour. L'heure du Foie est 2h-4h du matin, en heure d'hiver (après le changement d'heure, fin mars, ce sera 3h-5h du matin).
Si vous faites des insomnies récurrentes à ces heures-là, voici quelques conseils :
- détoxinez doucement votre foie en consommant du radis noir, de l'artichaut ou des tisanes adéquates,
- peut-être gardez-vous de vielles colères à l'intérieur de vous ; visualisez-vous en train de souffler toute cette colère dans un ballon, qui s'envolera loin de vous quand il sera plein,
- consultez un praticien en shiatsu, réflexologie ou acupuncture ; le travail sur le méridien du Foie (entre autres) est très efficace contre les insomnies.
Bonnes nuits !

samedi 18 janvier 2014

Musique, maestro !

Il y a des jours (c'en est un) où je hurlerais bien avec les loups !

Savez-vous ce qui m'a sauvée aujourd’hui ? un disque de Dario Moreno !
Ami lecteur, si tu es sidéré par mes goûts musicaux, je n'ai qu'une chose à te dire : moi aussi, je t'aime !

dimanche 14 avril 2013

Le foie (3/3)

4 - fatigue profonde : le méridien du Foie est un méridien yin, qui nous apporte l’énergie de la Terre. En le renforçant, on redonne de l’énergie à l’organisme.

5 - colère : à chaque élément est associé une émotion. Dans le cas de l’élément Bois, il s’agit de la colère. En effet, c’est la colère qui permet de sortir de la peur (émotion associée à l’élément précédent, l’Eau). C’est elle qui nous permet d’agir (parfois de réagir). Il est donc normal de ressentir davantage de colère au printemps. Néanmoins, si cette émotion est trop récurrente ou si vous avez la sensation d’un trop-plein de colères contenues, un travail d’harmonisation du méridien du Foie peut vous aider efficacement.

6 - impulsivité : si vous réagissez au quart de tour, c’est que votre élément Bois a pris le contrôle.

7 - toujours actif : si l’inaction vous est insupportable, c’est que votre élément Bois est en excès. En agissant sur d’autres méridiens, le shiatsu permet de tempérer cette activité incessante sans pour autant vous retirer de l’énergie.

vendredi 12 avril 2013

Le foie (1/3)

En médecine chinoise, on compte 12 méridiens correspondant chacun à un organe.
Les deux qui sont à l’honneur en ce moment (printemps énergétique) sont le foie et la vésicule biliaire.
C’est du foie dont je vais vous parler d’abord, du point de vue du shiatsu.

Pour savoir comment va votre foie d’un point de vue énergétique, vous pouvez vous amuser à répondre au petit questionnaire ci-dessous :

1 - Êtes-vous sujet aux crampes, aux tendinites ?
2 - Avez-vous des problèmes oculaires (troubles de la vue, tremblements de paupières, yeux secs ou larmoyants) ?
3 - Avez-vous des problèmes de réveils nocturnes ?
4 - Avez-vous une sensation de fatigue profonde (mentale, physique) ?
5 - Ressentez-vous de la colère, de l'irritabilité? De la colère intérieure ?
6 - Êtes-vous impulsif ?
7 - Avez-vous des difficultés à rester sans rien faire ?

Si vous avez répondu "oui" à toutes les questions, précipitez-vous sur la page "contact" et prenez rendez-vous !!! (j’espère que ça ne fait pas rire que moi !)
En attendant, vous pouvez prendre soin de votre foie en posant sur lui* une bouillotte tiède et en buvant le matin à jeun un verre d’eau chaude (attention, pas l’eau chaude du robinet ! de l’eau froide que vous aurez fait chauffer).

* Psst ! Votre foie se situe sous vos côtes, à droite ;-).