lundi 24 novembre 2014

Mon royaume est une boule à facettes

N.B. : Il faut quand même que je vous précise que tout ce que j’écris sur ce blog est très sérieux, et qu’en même temps, j’écris (presque) toujours en souriant. Ceci pour expliquer le titre, qui est du douzième degré…

Je vis ce que je crée.
Ma situation d’aujourd’hui est le résultat de mes choix passés.
Je suis responsable de ma vie.
Le monde dans lequel je vis est le résultat de mes pensées passées.
Par mes pensées actuelles, je crée le monde dans lequel je vais vivre désormais.

Ça vous fait quoi de lire ça ?
Flippant, un peu, d’un côté, non ? Et d’un autre côté, quelle liberté dans l’ouverture du champ de tous les possibles !!

Cette croyance, j’ai choisi de l’adopter il y a déjà quelques années.
D’un côté, désormais, une partie de ma vie est plus simple : je me gare facilement, j’arrive à l’heure à mes RV, il fait beau quand je vais à la mer, oui, même en Normandie ! (Oooooooh, je rigole !! La plage de Trouville est ma préférée +++)…

Trouville - 28 octobre 2014

D’un autre côté, je suis bien obligée de regarder en face le revers de la médaille : ce qui ne fonctionne pas comme je le voudrais résulte de mes choix, et j’en suis la seule et unique responsable. Argh ! En même temps, c’est un bon panneau indicateur : c’est là qu’est le chantier ! C’est là qu’il va falloir envoyer la lumière.

Bon, ceci posé, je voulais aujourd’hui vous faire part de ma joie à voir changer une partie de mon monde.
La partie qui a trait à ma spontanéité. Toute une histoire chez moi !
Quand j’étais petite et que je vivais dans ma famille, RAS de ce côté-là.
Quand j’ai commencé à sortir de cet écrin (c’est le mot qui est venu tout seul ! Gratitude !), c’est-à-dire quand j’ai commencé à aller chez des copines, ce que je disais faisait bien rigoler leurs parents. Je ne comprenais pas trop pourquoi, mais ça n’était pas déplaisant.
J’entends encore de grands éclats de rire traverser une certaine cuisine icaunaise très chère à mon cœur, et ce souvenir m’est précieux.

Puis j’ai intégré d’autres cercles, cette fois en tant que jeune femme arrivant au bras du fils de la maison. Et là, ça s’est corsé grave !
Un mur s’est élevé devant moi, et dès que j’ouvrais la bouche, ça bombardait à travers les meurtrières. (Je vous le redis, dans ma conception du monde, j'étais responsable et du mur, et des meurtrières ; un problème entre moi et moi, que des gens avec qui j'avais un bout de carte du monde en commun me mettaient gentiment sous le nez - je ne l'ai pas franchement pris comme ça à l'époque...).
Combien de fois j’ai entendu dire à mon sujet, en manière d’excuse (ça, c’était dans le meilleur des cas) : « C’est un problème de ton ; c’est sa façon de parler ».
Du coup, je me suis mise (inconsciemment !) à créer cette réaction tout autour de moi, dans le monde professionnel, dans ma vie sociale, etc, persuadée que j’étais que ma spontanéité était une tare congénitale (après tout, j’en avais bien d’autres !).

Et puis, j’ai travaillé sur moi. J’ai rencontré des gens qui m’ont parlé de cette vision du monde que l’on trouve dans Ho’oponopono et dans d’autres sagesses anciennes. J’ai choisi de l’adopter.

Et voilà comment se passe ma vie aujourd’hui sur le plan de ma spontanéité : (rrrrrrrrrrrrrrrroulement de tambour !)
Jeudi dernier, j’étais en bonne compagnie dans la boutique d’un traiteur et je vois arriver un plateau de loukoums.
Énormes ! Colorés ! Merveilleusement saupoudrés de sucre glace !
A ce moment, j’ai dû ressembler au loup de Tex Avery quand il voit la pin-up et j’ai laissé échapper un « Waow !! » irrépressible. Ce qui a mis ma compagne dans une joie communicative ! Un vent de joie a soufflé dans la boutique ! Merci Cécile !

Mardi, j’ai entendu un sincère et spontané « Aurélie, c’est toujours un bonheur de vous avoir au téléphone ! » Et ce n’était pas de la drague, je te prie de le croire, ami lecteur !

Et puis, pour couronner le tout, je reçois cette réponse d’un ami dans ma boîte mail : « Je me sens de plus en plus touché par la spontanéité si rafraîchissante de tes envois  (…) Je reste abasourdi par l’espèce de tourbillon de vie que tu es (…). Je me délecte donc pleinement de ta vivacité juvénile, sans aucune arrière-pensée, laissant simplement jaillir la joie que cela me procure : merci d’être qui tu es ! ». (Il y a, comme ça, des gens dont la plume me ravit et dont je me demande pourquoi le MONDE entier ne connaît pas leur lumière ! Philippe, je t’embrasse à pleins bras ! Ne sois pas jaloux, ami lecteur, c’est toi que j’aime.)

Alors, attention, je ne suis pas en train de vous dire qu’aujourd’hui tout le monde m’aime ! Je lis encore parfois dans les réactions des gens à qui j’ouvre mon cœur en grand un truc qui ressemble à « ouh là ! C’est quoi cette folle ! ». Mais ce n’est pas grave, car ces gens-là disparaissent désormais très vite de mon monde. Tout simplement parce qu’ils ne cadrent plus. Parce que j’ai accepté ma spontanéité. Tout juste.
Comment j’ai fait ?
Eh bien, disons que changer ma garde-robe m’a bien aidée, mais ça, je vous en parlerai une prochaine fois !

Je vous l’annonce donc, solennellement, mes chers rois et reines, il est possible de passer d’un bombardement fort désagréable au pied d’une forteresse médiévale à la réception de délicates gerbes de fleurs délicieusement parfumées.
Yes ! I did it ! Donc, vous pouvez le faire aussi !

N’oubliez jamais que vous portez une couronne.

P.S. : j’ai écrit cet article il y a quelques jours. En attendant de le publier, il m’est arrivé une chose bizarre : j’ai rencontré des gens plus « cash » que moi !!!! Si, si, je vous assure, ça existe ! J’ai pris ça comme une validation :-)

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