vendredi 20 décembre 2013

Peur ancestrale

Et sinon, vous, en ce moment, ça va comment ? (…)
Nous approchons du solstice d'hiver et je me régale à me reposer chaque jour un peu plus (ou, pour être exacte : à profiter chaque jour plus pleinement des plages de repos que j'arrive à m'offrir dans la journée. Et vive le Tao de la Femme Lune !). 
En revanche, mon fils de trois ans exprime chaque jour son inquiétude, en sortant de l'école à 16h30 : "il fait nuit, il faut vite rentrer à la maison".
Ce qui m'a fait prendre conscience que notre cerveau archaïque, lui, ne sait pas que les jours vont finir par rallonger. Et même si notre cortex préfrontal, modèle d'intelligence dernier cri, le sait bien, lui, il ne fait pas le poids !
D'où une angoisse sourde, qui vient de la nuit des temps, et que nous combattons à coup de bougies et de guirlandes lumineuses. Je vous propose une troisième arme, plus écologique et plus radicale : l'accueil. Accueillir la nuit, la fatigue et pourquoi pas la petite déprime "saisonnière". Déjà, le fait de prendre conscience de cet état, sans culpabilité, allègera bien votre balluchon.

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